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Une introduction de pasteur@ruedeleglise.net

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Une introduction de pasteur@ruedeleglise.net

Message par pasteur@ruedeleglise.net le Mar 9 Jan - 11:05

La prière du Notre Père

Sans doute faut-il commencer par le commencement, c’est-à-dire par l’évolution spirituelle d’un homme considéré par tous les croyants comme « Le père de tous les croyants ». Par lui nous remontons le temps, nous allons vers les débuts de ce qu’on appelle l’histoire sainte, il y a près de 4000 ans en arrière. Il s’appelle Abraham et nous nous penchons sur celui qui a commencé et progressé dans la compréhension de celui que nous nommons Dieu.
Ce n’est sans doute pas la première fois que les hommes cherchent les dieux et s’interrogent à leur sujet. Mais au sein de tant d’histoires se trouvent celles relatées par la Bible, et l'une  d'entre elles retrace la quête d’Abraham. Elle inspirera ceux qui, tout au long des siècles, lèveront les yeux vers le ciel à la recherche… de quoi précisément ?
Nous intéresser à Abraham nous fait ouvrir la Bible, en particulier le livre de la Genèse (le premier livre de la Bible), car c’est là que nous pouvons découvrir sa longue vie et ses nombreux périples.

Nous y lisons que tout au début Abraham vivait en Irak (Mésopotamie) et la généalogie qui le présente n’est pas particulière sauf que, justement, sa vie s’inscrit dans une généalogie. C’est dire d’emblée que l’histoire n’est pas une histoire simplement individuelle, mais que sa vie (comme la nôtre ? ) s’inscrit dans une succession, une histoire à tiroirs, une volonté de traverser le temps et d’y inscrire le fil rouge de la continuité.

Abraham, nous raconte-t-on, avait deux frères dont l’un mourut. Cela le touche donc de près. Ce frère meurt au sein de la famille avec un fils unique. La famille décide de déménager.

Abraham se marie, son récit est d’une grande simplicité, tout est dit en une extrême sobriété. La famille change de région ; quelques centaines de kilomètres au Nord-Ouest. Abraham, bien que marié, n’a pas d’enfant.
Le fil rouge du temps, celui de la généalogie, n’est donc pas tissé. Cette absence d’enfant, d’héritier (pas tant des biens que la continuité de la vie), devient sans doute obsédante, dramatique.
Nous pouvons deviner ses prières, elles exprimeront fort probablement une demande essentielle : avoir un enfant ! Mais les dieux de ses parents ne lui donnent pas d’enfant.
Son père aussi vient à mourir.  La famille décide à nouveau de déménager. Mais lui, Abraham, n’a pas d’enfant. Il est désormais vieux !

Cette prière demandant un enfant rejoindra les besoins essentiels qui sont les nôtres (santé, bonheur, préservation, etc. ) et que je développerai demain.
Et le « Notre Père » ? Nous y viendrons. Le père qu’est Abraham demande le fils. Les fils que nous sommes chercheront le Père ! Une longue histoire dans tous les cas de figure !
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Prier, c’est prier pour ce qui nous est proche… mais pas seulement.

Message par pasteur@ruedeleglise.net le Mer 10 Jan - 16:36

Que pouvons-nous dire dans la prière ? Le plus souvent, spontanément, nous pensons à nous et à nos proches.

Abraham va prier pour lui, pour sa famille, pour l’enfant qu’il voudrait avoir.
Nous l’imaginons persévérant, répétant la même demande, la poitrine soulevée par des soupirs. Et, peu à peu, nous devinons qu’une lassitude s’installera.
Il va prier tout au long de sa vie et, rappelons-le, il est à présent vieux. Il n’a pas été exaucé.

Cela nous permet de penser que nous pouvons prier pour nos proches, pour tout ce qui nous tient à coeur et le faire durant toute notre vie !
La santé, le travail, la préservation du mal, les enfants et la famille. Vous admettrez que cet aspect n’est pas une découverte, c’est ce que nous faisons tous.

Inspirons-nous cependant du théologien Dietrich Bonhoeffer ┼ :
Seigneur, les hommes vont à toi dans leur misère et demandent du secours, du bonheur et du pain.
Tous font ainsi, païens et chrétiens.
Seigneur, des hommes vont à toi, dans ta faiblesse, te trouvent pauvre et méprisé, méconnu et trahi ; Et c’est ainsi que tu vas vers leur détresse.
Seigneur, prends-moi par la main
Que je puisse moi aussi aller comme toi, avec toi, vers mes frères. Amen.


La prière de Dietrich Bonhoeffer est déjà une prière issue de la pensée chrétienne. Qui est Dieu, comment s’adresser à lui ? Dans cette prière le Christ est la figure centrale. Nous y viendrons, mais pour le moment continuons à suivre l’évolution d’Abraham. Pour lui – et pour nous aussi – ce qui va être central est… une promesse !
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Une promesse… est un avenir assuré

Message par pasteur@ruedeleglise.net le Ven 12 Jan - 10:40

La Bible affirme que Dieu s’est adressé à Abraham ; il lui demande de continuer l’itinéraire entamé par son père en se rendant bel et bien en Canaan (que nous appelons Israël aujourd’hui). L’appel comporte des exigences. Il semble l’inciter à aller plus loin, mais aussi à quitter définitivement ses origines géographiques et peut-être même son acquis spirituel.

Ce pays où tu vas demeurer « Je te le montrerai » ; la destination semble pourtant claire, c’est Canaan. Sans doute faut-il comprendre qu’il verra ce pays de ses yeux, qu’il y circulera du Nord au Sud et qu’il acceptera de s’y établir.
La promesse d’avoir une terre à soi est déjà importante, mais Dieu lui dit aussi qu’il aura bien une descendance malgré le fait qu’il soit vieux. De plus il sera célèbre et sa vie même bénéficiera à tous, au monde entier !

C’est une promesse étonnante, très large, qui voudra traverser les siècles. Même si l’expression  - quoi qu’éminemment positive - est encore énigmatique.
Une aventure sans fin commence donc, Dieu veillera sur lui, Abraham réussira et malheur à ceux qui s’opposeront !
Et nous-mêmes, nos vies, nos prières ? Au fond, peu d’hommes ou de femmes cherchent un pays autre que le leur, peu veulent être célèbres, peu imaginent que leur propre destinée aura une conséquence aux siècles des siècles…

Cependant l’itinéraire inspirera des multitudes de croyants du simple fait que l’appel ressenti, compris, demande toujours à quitter une zone de confort et d’habitudes pour aller vers un avenir à découvrir. C’est l’histoire d’une promesse et d’une quête qui va s’écrire au jour le jour.
Cette histoire je l’ai simplement introduite et rapidement commentée ; elle est bien loin d’être épuisée, mais elle nous redit que lorsque nous nous mettons à prier nos demandes sont bien reçues. Par elles nous sommes entraînés vers plus profond, plus haut, plus large.

Prêt pour un voyage ? Je veux l’écrire dès à présent : Prions… recevons pour nous la promesse qui retentit au-dessus de chacune de nos vies. Préparons-nous à un voyage !
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La prière… lever les yeux vers le ciel

Message par pasteur@ruedeleglise.net le Lun 15 Jan - 10:50


Abraham avait l’habitude de lever les yeux vers le ciel, tous les nomades le firent et le font encore. Bien souvent, c’est une voûte étoilée infinie qui s’offre à leurs yeux. Tous les nomades apprennent à se diriger à partir des étoiles, selon les saisons, avec une certaine justesse et assurance. Mais qu’en est-il du chemin de la vie ? Quel en est le point de départ, quel en sera le point d’arrivée ? Quel sera ce voyage, cet itinéraire ? Sommes-nous seuls ? Sommes-nous accompagnés ?

Le texte biblique affirme que l’ETERNEL s’adresse à Abraham. Par ce terme tout est dit… rien n’est dit. « L’Eternel » c’est l’infini, c’est l’éloignement de la voûte céleste, c’est la beauté et la stabilité, c'est peut-être une puissance, mais lointaine. C’est la répétition des cycles, des années, des naissances et des morts. C’est l’insaisissable, c’est l’abstraction, c’est aussi la présence constante de génération en génération. L’infini du ciel c’est le vertige de notre petitesse, de notre dépendance, c’est notre lutte pour tenter d’exister alors que chacun est un grain de sable placé devant l’infini.
« L’Eternel », est-ce une personne ? Oui mais… Non mais… C’est « Dieu » ! Soit ! C’est aussi une réalité qui ne dépend pas de soi. Nous voudrions tous être nés sous une « bonne étoile », avoir de la « chance », être préservés de tant de maux qui pourraient survenir. Nous voudrions bénéficier d’une protection, être connus, sans même parler des soupirs des coeurs et des exigences de nos consciences !
Sans doute voudrions-nous avancer avec assurance et lire nos vies comme nous lisons les biographies des hommes et des femmes qui ont toujours eu raison et dont la pertinence et le courage ont fini par être reconnus !

Abraham est invité à regarder le ciel – comme il le fait si souvent – et à entendre la promesse. Celle d’un avenir pour lui, pour les siens, pour sa descendance et cette promesse devrait s’étendre sur toute la terre.
Abraham regarde le ciel, il y croit.
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La prière… Une plongée

Message par pasteur@ruedeleglise.net le Mar 16 Jan - 10:11

Abraham regardait le ciel étoilé, nous l’avons médité.
Quant à nous, nous observons bien moins le ciel, notre regard est souvent une plongée intérieure, songeons à tous ces livres qui invitent à partir, par exemple, « A la recherche du vrai ‘moi’ ». L'époque est habitée d’une multitude de notions, de préoccupations, qui nourrissent souvent des angoisses. A l’évidence nous sommes placés devant l’infini complexité du monde, nous en ressentons les conséquences, nous en comprenons les aléas.
Mais nous sommes bien à la recherche d’un chemin pour nous et tous les autres.

Prier le Notre Père, c’est lever les yeux vers le ciel à la recherche de ce père appelé parfois par les croyants : «Père céleste ».
Nous sommes bel et bien placés devant un infini, une profondeur, l’éternité de ce qu’il est et nous entendons son appel, aussi sa promesse.
Prier, entrer dans la prière, c’est pénétrer dans cette dimension, c’est s’immerger. Et ce n’est pas entrer dans le néant, c’est entrer en une plénitude.
Oui, c’est peut-être l’expérience d’un instant, c’est surtout un chemin.

Jésus aussi a beaucoup prié, abordons à présent sa prière, le « Notre Père ».
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