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Une introduction de pasteur@ruedeleglise.net

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Une introduction de pasteur@ruedeleglise.net

Message par pasteur@ruedeleglise.net le Mar 9 Jan - 11:05

La prière du Notre Père

Sans doute faut-il commencer par le commencement, c’est-à-dire par l’évolution spirituelle d’un homme considéré par tous les croyants comme « Le père de tous les croyants ». Par lui nous remontons le temps, nous allons vers les débuts de ce qu’on appelle l’histoire sainte, il y a près de 4000 ans en arrière. Il s’appelle Abraham et nous nous penchons sur celui qui a commencé et progressé dans la compréhension de celui que nous nommons Dieu.
Ce n’est sans doute pas la première fois que les hommes cherchent les dieux et s’interrogent à leur sujet. Mais au sein de tant d’histoires se trouvent celles relatées par la Bible, et l'une  d'entre elles retrace la quête d’Abraham. Elle inspirera ceux qui, tout au long des siècles, lèveront les yeux vers le ciel à la recherche… de quoi précisément ?
Nous intéresser à Abraham nous fait ouvrir la Bible, en particulier le livre de la Genèse (le premier livre de la Bible), car c’est là que nous pouvons découvrir sa longue vie et ses nombreux périples.

Nous y lisons que tout au début Abraham vivait en Irak (Mésopotamie) et la généalogie qui le présente n’est pas particulière sauf que, justement, sa vie s’inscrit dans une généalogie. C’est dire d’emblée que l’histoire n’est pas une histoire simplement individuelle, mais que sa vie (comme la nôtre ? ) s’inscrit dans une succession, une histoire à tiroirs, une volonté de traverser le temps et d’y inscrire le fil rouge de la continuité.

Abraham, nous raconte-t-on, avait deux frères dont l’un mourut. Cela le touche donc de près. Ce frère meurt au sein de la famille avec un fils unique. La famille décide de déménager.

Abraham se marie, son récit est d’une grande simplicité, tout est dit en une extrême sobriété. La famille change de région ; quelques centaines de kilomètres au Nord-Ouest. Abraham, bien que marié, n’a pas d’enfant.
Le fil rouge du temps, celui de la généalogie, n’est donc pas tissé. Cette absence d’enfant, d’héritier (pas tant des biens que la continuité de la vie), devient sans doute obsédante, dramatique.
Nous pouvons deviner ses prières, elles exprimeront fort probablement une demande essentielle : avoir un enfant ! Mais les dieux de ses parents ne lui donnent pas d’enfant.
Son père aussi vient à mourir.  La famille décide à nouveau de déménager. Mais lui, Abraham, n’a pas d’enfant. Il est désormais vieux !

Cette prière demandant un enfant rejoindra les besoins essentiels qui sont les nôtres (santé, bonheur, préservation, etc. ) et que je développerai demain.
Et le « Notre Père » ? Nous y viendrons. Le père qu’est Abraham demande le fils. Les fils que nous sommes chercheront le Père ! Une longue histoire dans tous les cas de figure !
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Prier, c’est prier pour ce qui nous est proche… mais pas seulement.

Message par pasteur@ruedeleglise.net le Mer 10 Jan - 16:36

Que pouvons-nous dire dans la prière ? Le plus souvent, spontanément, nous pensons à nous et à nos proches.

Abraham va prier pour lui, pour sa famille, pour l’enfant qu’il voudrait avoir.
Nous l’imaginons persévérant, répétant la même demande, la poitrine soulevée par des soupirs. Et, peu à peu, nous devinons qu’une lassitude s’installera.
Il va prier tout au long de sa vie et, rappelons-le, il est à présent vieux. Il n’a pas été exaucé.

Cela nous permet de penser que nous pouvons prier pour nos proches, pour tout ce qui nous tient à coeur et le faire durant toute notre vie !
La santé, le travail, la préservation du mal, les enfants et la famille. Vous admettrez que cet aspect n’est pas une découverte, c’est ce que nous faisons tous.

Inspirons-nous cependant du théologien Dietrich Bonhoeffer ┼ :
Seigneur, les hommes vont à toi dans leur misère et demandent du secours, du bonheur et du pain.
Tous font ainsi, païens et chrétiens.
Seigneur, des hommes vont à toi, dans ta faiblesse, te trouvent pauvre et méprisé, méconnu et trahi ; Et c’est ainsi que tu vas vers leur détresse.
Seigneur, prends-moi par la main
Que je puisse moi aussi aller comme toi, avec toi, vers mes frères. Amen.


La prière de Dietrich Bonhoeffer est déjà une prière issue de la pensée chrétienne. Qui est Dieu, comment s’adresser à lui ? Dans cette prière le Christ est la figure centrale. Nous y viendrons, mais pour le moment continuons à suivre l’évolution d’Abraham. Pour lui – et pour nous aussi – ce qui va être central est… une promesse !
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Une promesse… est un avenir assuré

Message par pasteur@ruedeleglise.net le Ven 12 Jan - 10:40

La Bible affirme que Dieu s’est adressé à Abraham ; il lui demande de continuer l’itinéraire entamé par son père en se rendant bel et bien en Canaan (que nous appelons Israël aujourd’hui). L’appel comporte des exigences. Il semble l’inciter à aller plus loin, mais aussi à quitter définitivement ses origines géographiques et peut-être même son acquis spirituel.

Ce pays où tu vas demeurer « Je te le montrerai » ; la destination semble pourtant claire, c’est Canaan. Sans doute faut-il comprendre qu’il verra ce pays de ses yeux, qu’il y circulera du Nord au Sud et qu’il acceptera de s’y établir.
La promesse d’avoir une terre à soi est déjà importante, mais Dieu lui dit aussi qu’il aura bien une descendance malgré le fait qu’il soit vieux. De plus il sera célèbre et sa vie même bénéficiera à tous, au monde entier !

C’est une promesse étonnante, très large, qui voudra traverser les siècles. Même si l’expression  - quoi qu’éminemment positive - est encore énigmatique.
Une aventure sans fin commence donc, Dieu veillera sur lui, Abraham réussira et malheur à ceux qui s’opposeront !
Et nous-mêmes, nos vies, nos prières ? Au fond, peu d’hommes ou de femmes cherchent un pays autre que le leur, peu veulent être célèbres, peu imaginent que leur propre destinée aura une conséquence aux siècles des siècles…

Cependant l’itinéraire inspirera des multitudes de croyants du simple fait que l’appel ressenti, compris, demande toujours à quitter une zone de confort et d’habitudes pour aller vers un avenir à découvrir. C’est l’histoire d’une promesse et d’une quête qui va s’écrire au jour le jour.
Cette histoire je l’ai simplement introduite et rapidement commentée ; elle est bien loin d’être épuisée, mais elle nous redit que lorsque nous nous mettons à prier nos demandes sont bien reçues. Par elles nous sommes entraînés vers plus profond, plus haut, plus large.

Prêt pour un voyage ? Je veux l’écrire dès à présent : Prions… recevons pour nous la promesse qui retentit au-dessus de chacune de nos vies. Préparons-nous à un voyage !
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La prière… lever les yeux vers le ciel

Message par pasteur@ruedeleglise.net le Lun 15 Jan - 10:50


Abraham avait l’habitude de lever les yeux vers le ciel, tous les nomades le firent et le font encore. Bien souvent, c’est une voûte étoilée infinie qui s’offre à leurs yeux. Tous les nomades apprennent à se diriger à partir des étoiles, selon les saisons, avec une certaine justesse et assurance. Mais qu’en est-il du chemin de la vie ? Quel en est le point de départ, quel en sera le point d’arrivée ? Quel sera ce voyage, cet itinéraire ? Sommes-nous seuls ? Sommes-nous accompagnés ?

Le texte biblique affirme que l’ETERNEL s’adresse à Abraham. Par ce terme tout est dit… rien n’est dit. « L’Eternel » c’est l’infini, c’est l’éloignement de la voûte céleste, c’est la beauté et la stabilité, c'est peut-être une puissance, mais lointaine. C’est la répétition des cycles, des années, des naissances et des morts. C’est l’insaisissable, c’est l’abstraction, c’est aussi la présence constante de génération en génération. L’infini du ciel c’est le vertige de notre petitesse, de notre dépendance, c’est notre lutte pour tenter d’exister alors que chacun est un grain de sable placé devant l’infini.
« L’Eternel », est-ce une personne ? Oui mais… Non mais… C’est « Dieu » ! Soit ! C’est aussi une réalité qui ne dépend pas de soi. Nous voudrions tous être nés sous une « bonne étoile », avoir de la « chance », être préservés de tant de maux qui pourraient survenir. Nous voudrions bénéficier d’une protection, être connus, sans même parler des soupirs des coeurs et des exigences de nos consciences !
Sans doute voudrions-nous avancer avec assurance et lire nos vies comme nous lisons les biographies des hommes et des femmes qui ont toujours eu raison et dont la pertinence et le courage ont fini par être reconnus !

Abraham est invité à regarder le ciel – comme il le fait si souvent – et à entendre la promesse. Celle d’un avenir pour lui, pour les siens, pour sa descendance et cette promesse devrait s’étendre sur toute la terre.
Abraham regarde le ciel, il y croit.
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La prière… Une plongée

Message par pasteur@ruedeleglise.net le Mar 16 Jan - 10:11

Abraham regardait le ciel étoilé, nous l’avons médité.
Quant à nous, nous observons bien moins le ciel, notre regard est souvent une plongée intérieure, songeons à tous ces livres qui invitent à partir, par exemple, « A la recherche du vrai ‘moi’ ». L'époque est habitée d’une multitude de notions, de préoccupations, qui nourrissent souvent des angoisses. A l’évidence nous sommes placés devant l’infini complexité du monde, nous en ressentons les conséquences, nous en comprenons les aléas.
Mais nous sommes bien à la recherche d’un chemin pour nous et tous les autres.

Prier le Notre Père, c’est lever les yeux vers le ciel à la recherche de ce père appelé parfois par les croyants : «Père céleste ».
Nous sommes bel et bien placés devant un infini, une profondeur, l’éternité de ce qu’il est et nous entendons son appel, aussi sa promesse.
Prier, entrer dans la prière, c’est pénétrer dans cette dimension, c’est s’immerger. Et ce n’est pas entrer dans le néant, c’est entrer en une plénitude.
Oui, c’est peut-être l’expérience d’un instant, c’est surtout un chemin.

Jésus aussi a beaucoup prié, abordons à présent sa prière, le « Notre Père ».
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Jésus enseigne comment prier

Message par pasteur@ruedeleglise.net le Sam 3 Fév - 21:43

Tel que nous le lisons, ce sont les disciples qui demandent de l'aide au Christ. Plus précisément, ils demandent un enseignement : « Enseigne-nous à prier ».
Et le Christ enseigne les mots de la prière, il enseigne le « Notre Père ». Mais n'allons pas trop vite, ne concluons pas qu'il faudrait réciter éternellement cette seule prière durant toute sa vie ou la répéter de nombreuses fois le temps d’une longue soirée.
Le Christ le dira ailleurs ; prier ce n'est pas répéter des mots. Prier est un élargissement, une élévation, une plongée, une universalisation. Dans ce sens le christianisme a parfois développé la répétition de cette prière pour mieux « plonger». Mais ce n'est qu'une pratique parmi d'autres, les protestants préférant la prière dite une seule fois comme un départ , une étape ou une conclusion.

Le Christ apprend donc à prier à tous ses disciples, les chrétiens l’ont fait tout au long des siècles. Où puise-t-il cet enseignement ? Je pense qu’il puise, comme chacun d'entre nous, dans son expérience personnelle. Il introduira la prière, il énoncera des thèmes et nous rejoindra dans des problématiques tellement humaines comme le sont le besoin d'un pain quotidien, la réconciliation ou la lutte contre le mal. Etc. Je pense qu'il parle aussi de lui-même.
Les Evangiles nous relatent que le Christ priait très souvent. Parfois toute la nuit. Prier c'est « se perdre en Dieu », se laisser absorber en un infini. Ce langage n’est pas aussi mystique qu’il semble l’être ! Cet infini est la recherche d’un enracinement en ce qui ne peut varier, c’est notre appel muet et constant.
Prier pourrait être une dissolution de ce qui résiste à Dieu et qui se trouve en nous.
... Et c'est aussi trouver le chemin, l’aide, la lumière. Être exaucé est plutôt l’exception, l’expérience constante consiste à nous relever avec une force intérieure, l’assurance de ce qu’il faut faire dans l’harmonie de nos vies.

L'un des grands axes enseignés par le Christ est ce besoin absolu de l'homme « de naître de nouveau ». Et, selon lui, il n'est pas possible que l'homme « naturel » puisse le faire. C'est l'oeuvre de Dieu, c'est l'oeuvre de l'Esprit. Ce n'est pas l'oeuvre d'un seul moment intense, c'est bien plutôt son oeuvre tout au long de notre vie.  Prier c'est accepter de se perdre - c'est aussi un lâcher prise - mais pour retrouver « Le Père », Dieu le Père.
Dieu ? Nous le perdons sans cesse, il nous faut donc constamment le retrouver, ou, en inversant le mouvement, le laisser nous retrouver, nous rejoindre. C’est en cela que le Christ est le chemin, qu’il est l’intermédiaire. Et pour que cette plongée dans l'infini ne soit pas une plongée dans les délires et phantasmes qui peuplent aussi l'univers religieux, nous avons besoin de nous référer constamment à la Bible et aux enseignements de l’Église.
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Les premiers mots de sa prière

Message par pasteur@ruedeleglise.net le Dim 4 Fév - 7:38

Notre Père qui es aux cieux…

Ces mots sont connus, pourtant que de richesses dans cette seule introduction. En priant nous dirions sans doute spontanément « Père, mon Père... » Il est bien possible que cette introduction à la prière, ces premiers mots, nous « retournent » déjà. Alors que nous voudrions être connus, à avoir - pourquoi pas -, une relation personnelle avec Dieu, voici que d’emblée nous sommes ramenés à une même condition commune à tous les humains.
Celui qui va prier le fera en son nom,  à partir de son expérience, de son histoire, pourtant quand il se présentera devant Dieu, c’est avec toute l’humanité qu’il se présentera.
C’est à nouveau l’entrée en un infini.
Abraham en avait commencé le chemin, tout commença probablement par sa volonté d’avoir un descendant et, regardant les étoiles, il y trouvera non seulement sa propre progéniture, mais une bénédiction qui atteindra toute la terre.
C’est ainsi que nous prierons, nos besoins personnels sont aspirés vers le besoin infini d’avoir un père et d’expérimenter une bénédiction qui rejoindra l’universel.

Prier c’est prendre d’emblée conscience que « je suis un homme parmi les hommes ». Ce que je cherche... tous le cherchent. Mon souci, que je sais être tellement personnel, est cependant celui de toute l’humanité, ma détresse – parfois poignante - est celle de la vie de chacun, mon besoin – qui me vrille - est bien un chemin que tous voudront emprunter, mon espérance – qui flirte pourtant avec la désespérance – est celle qui soulève les poitrines de tous !
C’est bien l’homme ou la femme qui prie, mais d’emblée il faut quitter l’illusion d’être unique. Mon voisin, mon collègue, mon ami ou mon opposant, nous sommes tous de la même glaise.

L’époque pousse loin en avant le développement personnel. C’est parfois bien. Constatons cependant que la voie d’une spiritualité authentique nous détourne d’un égo hypertrophié et de tout langage simplement flatteur. Qui suis-je ? Quel est mon vrai « moi » ?
Bien entendu tout un chacun est appelé à avoir du caractère, à développer ses talents et à s’en sortir mieux dans la vie. Bien des techniques sont utiles et permettent quelques progrès. Cependant la prière est une vie intérieure qui ne nous éloignera pas les uns des autres. Avoir plus d’orgueil, se placer au centre de tout, ne signifie pas du tout être plus proche de la vérité et encore moins de la fraternité !
Le chemin sûr, expérimenté, tellement vivifiant, est dans ce lien avec le Père. S’approcher de Dieu c’est se comprendre, se trouver, savoir qui l’on est.
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Notre PERE qui es aux cieux

Message par pasteur@ruedeleglise.net le Dim 4 Fév - 9:01

Le Christ appelle son père au moment même où il expire. Il lui dit sa confiance en remettant sa vie (sa mort) entre ses mains, et son cri de souffrance, s’il exprime bien la souffrance physique d’un crucifié, exprime celle de l’homme qui n’avait rien de plus profond en lui que sa relation au Père qu’est Dieu.
La relation au Père qu’est Dieu est le fil rouge de l’existence du Christ.

L’Évangile de Matthieu, qui raconte la vie de Jésus, relate la première mention de l’expression dans la bouche de Jésus. «… votre père céleste ». (Matthieu  Chapitre 5). « Aimez vos ennemis … soyez les fils de votre père céleste. »
Sans doute est-il utile de rappeler que la paternité de Jésus est trouble. Les Évangiles mentionnent deux paternités différentes. Il est fait tout d'abord mention de Joseph, Joseph étant le père et Marie la mère, mais en même temps il est fait état d’une autre paternité, carrément celle de Dieu, Le Père, son Père !
Nous pourrions parcourir les anecdotes mentionnant le début de la vie de Jésus, mais ce qui est de loin le plus intéressant c’est ce lien qui le relie au Père céleste.
Dans la prière du Notre Père, le Christ l’exprime tout de suite : nous nous adressons comme lui à un père céleste. A nous aussi la vie a bien été donnée par un couple, cela a son importance !, mais le lien qui nous intéresse aujourd’hui est celui qui nous relie au père céleste, celui qui est le père de tout homme, de toute femme.

Comme déjà dit, le fil rouge du Christ est son lien au Père. Ma recommandation est que, justement, ce fil rouge soit aussi celui le nôtre.
J’ai mentionné la mort du Christ et sa naissance, je veux aussi mentionner le début de son ministère, quand il est confronté à la tentation avant même de faire retentir sa première parole, avant qu’il ne pose le premier acte spectaculaire et interrogateur.
Quand il est au désert, tenté par le diable, son lien avec son père est sondé, piégé. « Si tu es le fils…  alors… »  
Qui est le Père, comment en suis-je fils ? Le Christ s’appuiera de toutes ses forces sur ce qui est écrit dans la bible. Commence alors une bataille d’interprétation de versets. Il faut lire la bible, être habité de ce qui s’y trouve (c’est là la présence du Père) et discerner, bien entendre, bien comprendre pour « bien vivre ». Aligner ou mentionner quelques versets ne forme pas une bonne théologie, ne formule de manière sûre pas le lien avec le Père. Religion et foi ne sont pas exemptes de malentendus !

Nous retrouvons dans ce même chapitre 5 de l’évangile de Matthieu, la hauteur et l’infini souvent mentionnés. « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait ».
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Tutoyer Dieu !

Message par pasteur@ruedeleglise.net le Lun 5 Fév - 14:56

On dit des protestants qu’ils sont les tutoyeurs de Dieu... Quel culot ! Que peut-on penser d’un Dieu qui se laisse tutoyer ? Comment une telle proximité, une telle familiarité pourrait-elle être possible ? Dieu reste-t-il Dieu sans une distance, sans terreur, sans menaces, sans la notion d’impureté qui nous interdirait toute approche ?

Et s’approcher de Dieu à ce point-là, comment pourrait-on y survivre ? Lui qui est feu, saint, créateur, éternel, infini … Nous nous approcherions de lui en le tutoyant ? Il accepterait une relation de simplicité, d’amitié, de proximité ?

Cette perspective fait hésiter, elle peut être bouleversante. Jésus, dans un autre passage, dit non seulement que nous avons à appeler le SEIGNEUR-ETERNEL notre Père, mais même que nous pouvons l’appeler « papa ».
C’est bien un vertige qui nous saisit, une joie, une crainte, un amour. Martin Luther – le « père du protestantisme » - dans toutes ses explications concernant les dix commandements, affirmait en préambule qu’il nous fallait «Craindre et aimer Dieu».

Les protestants se sont bel et bien emparés de cette vérité. S’approcher ainsi de Dieu relativise tout le reste : institutions, hiérarchies, rites et règles. C’est un face à face osé, extrêmement fort. C’est presque « les yeux dans les yeux » ou, pour prendre une référence biblique, c’est le lieu du rendez-vous, bien à part de tout, où le dialogue s’établit. Ce qui est écrit dans la bible m’est dit, à moi ! Rien pour me protéger, rien qui puisse dévier sa parole, son regard… ni son amour.
C’est un face à face ardent, c’est la rencontre et le regard de braise du Christ décrit dans le livre de l’Apocalypse.

Rien ne me protège… ce face à face pourrait être atténué par des intermédiaires – songeons à Moïse qui fut l’intermédiaire dans l’histoire d’Israël - , nous pourrions procéder à des rites, des sacrifices, des pèlerinages. Nous pourrions songer à de grandes assemblées, à un vote à main levé ou secret. Nous pourrions nous contenter de psalmodier, de chanter une ode à sa gloire. Etc.
Rien de tout cela ; il est celui pour lequel tout est transparent. Il sait tout de moi, tout de nous. C’est ainsi que nous pouvons nous approcher. Etant aimés une parole nous est adressée, une mission nous est confiée. Et le tutoiement réciproque implique l’acceptation de l’abdication de toute distance. Sans doute le sentons-nous immédiatement, en une telle proximité je vais peut-être lui parler, mais il est évident qu’il s’adressera aussi à moi !

Bien des confessions volent au secours du croyant craignant d’être ainsi seul devant le créateur, seul comme si à chaque prière était une rencontre d’une extrême gravité, et l’énonce d’un jugement s’imposant à lui.
Le croyant a besoin d’être rassuré, il entre dans une église et trouve le bénitier, la table de communion, les lieux habituels, les symboles reconnus. Il me semble entendre sa demande : « Donnez-nous un lieu, des murs, des rites, des officiants et mettez une distance entre lui et nous ! »
Mais quand cette proximité est comprise, vécue, la force intérieure est absolument immense.

A l’inverse, il est sans doute présomptueux de penser qu’une relation « directe », personnelle, soit une relation simple, exempte de mauvaises compréhensions.
Pas besoin d’Eglise, pas besoin de pasteurs ou de prêtres, pas besoin de frères ou d’enseignements… Vraiment ?
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Religion… l’homme est-il religieux ?

Message par Admin le Dim 11 Fév - 7:59

Le débat sur une éventuelle nature religieuse de l’homme est un sujet philosophique. Constatons pour le moins que ce sont bien des milliards d’humains qui chaque jour vivent l’une ou l’autre dimension religieuse. C’est indiscutable.

1. La plus massive est peut-être celle de l’interrogation devant la mort, la nôtre et celle de nos proches ; c’est la question des deuils, aussi de l’au-delà.
Une énumération facile et longue peut être faite pour souligner certains aspects religieux de nos vies. (Il y en a beaucoup d’autres)

2. Il se trouve que bien souvent nous cherchons une aide, une protection, un conseil.

3. Bien souvent encore les aléas de la vie nous font malgré tout chercher un sens au-delà des apparences.

4. Une société uniquement matérialiste ou technicienne génère non seulement des inquiétudes, mais des insatisfactions profondes.

5. Une société qui se baserait sur une approche excessivement individualiste perdrait une capacité à se vouloir égaux, semblables, solidaires.

6. Une société qui ne vivrait pas avec l’espérance d’une vie possible et d’un avenir meilleur serait désespérante et cynique.

7. Une société en manque d’idéal se rabattant sur des valeurs décevantes telles la consommation, la justification de la violence, l’égocentrisme, etc. serait un abaissement.

8. Une culture qui s’abstiendrait de penser (car le christianisme est une religion du livre), d’exercer la recherche de sens , serait un terrible appauvrissement.

9. Une culture qui n’accepterait d’autre horizon que des logiques mathématiques ou idéologiques serait tronquée.

10. Les Eglises forment un immense réseau de solidarités qui se comptent par milliers. (Ce qui ne veut évidemment pas dire qu’elles ne sont pas critiquables)

11. Les Eglises ont le sens de l’histoire, de la durée et des siècles. Nos contemporains sont trop dominés par l’immédiateté.

12. Des milliers d’hommes et de femmes étant profondément religieux ont apporté énergie, innovation, pertinence et solidarités tout au long des millénaires. (Leur vie ne se résume pas aux critiques connues et leurs apports ont été et restent précieux).

13. La religion place des repères éthiques et même quelques interdits. Ils sont nécessaires pour préserver et orienter la vie.

14. Cette recherche de Dieu est profondeur et hauteur. Ce n’est pas un chemin sans pièges ou malentendus, mais elle apporte chaque jour ses bienfaits à ceux qui prient, croient, espèrent, travaillent.

15. Et terminons par ce dont j’aurais peut-être dû commencer, la simple et solennelle affirmation de l’existence de Dieu. Les premières lignes de la Bible commencent par cette affirmation ! La recherche, pour le croyant, est la recherche de ce qui existe, qui a été donné, révélé. Rajoutons d’emblée que pour le chrétien c’est le Christ qui nous révèle pleinement Dieu.


La religion, l’intériorité, la spiritualité ne nourrit pas une peur diffuse, ne crée pas une paralysie conservatrice peureuse. Bien vécue elle génère une assurance et, comme déjà écrit, elle donne à la fois profondeur et élévation.
Peut-être voudrez-vous apporter des nuances, des contradictions ? Peut-être voudrez-vous indiquer d’autres dimensions de l’humanité ou l’apport à l’humanité provenant d’autres horizons...
C’est en tout cas l’apport éminemment positif que nous retiendrons. C’est là une autre manière de parler du salut  (ce sont les termes bibliques habituels).

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